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 chute libre - ft tala

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MessageSujet: chute libre - ft tala   Mer 31 Aoû - 18:49


⊱ Chute libre




Eclats rire qui se cognent et résonnent, une latte. La fumée qui s'échappe, qui te fuit, tu déblatairais des inépties, on se tape l'épaule du poing, non jure mec c'est vrai ? Arrête de te foutre de ma gueule, c'est énorme ! Tu passais pour le héro de service. On se racontait les nouvelles, les rumeurs qui couraient, vrais concièrges. Les rayons du soleil ne vous atteignaient plus, ils faiblissaient, pâlissaient, lumière naturelle qui s'inclinait face à sa comparse la lune, glacée, lugubre. Un autre monde qui s'ouvrait, une autre ambiance, quelques grammes illicites qui circulaient, univers que tu connaissais sur le bout des doigts. Amants chimique et interdits, t'avais rompu cette relation passionnelle qui vous unissait il y a de ça, quelques années. Elle te l'avait demandé. Traîtresse qui t'avait lâchement abandonné, balancé aux flics, t'étais revenu chez ces substances qui elles, fidèles et muettes, te poussaient à un certain abandon de toi-même, arrêter le temps, se poser quelques instants et apprécier les effets, la légèreté. Tu dévoilais toutes tes dents à ces personnes que tu connaissais à peine. Quelques prénoms qui traînent, souvent des surnoms, vous ne partagiez que cette attirance pour l'interdit, ces frissons qui glissent sur votre peau et vous glace l'échine à l'idée d'enfreindre la loi, de se faire attraper, devenir roi où les forces de l'ordre sont impuissantes. Deuxième latte. Pas de toit. Tu errais, déambulais dans les rue, t'avais débarqué ici, triste quotidien. Pas d'hôtel, tes quelques billets bien trop précieux à tes yeux, tu préférais arpenter les trottoirs de la ville, te planquer dans un trou de souris, te retrouver ici quand ton patron te refusais de temps en temps le sol de la pizzéria. Pas de jugement. Pas de pitié. Vous étiez tous logés à la même enseigne. Tu les aimais bien, tes potes nocturne, ces quelques âmes qui t'entouraient, avec qui tu riais, tu hurlais, tu flottais. T'avais posé ton cul au sol. Dernière latte. Ton dos collé au mur, tes yeux rivé sur un bout de ciel, ton pied qui tapait le béton au rythme de la musique, douce soirée qui s'annonçait. Un ombre qui glissait à tes côtés, pas de mots, quelques gestes, tu ne savais pas. Première fois, premier essai, c'était dangereux tu le savais, tu n'y avais jamais touché à cette connerie, à ce monstre qui s'inflitrait dans tes veines, prenais le contrôle de ton corps, prenais le contrôle de ton âme. T'avais tendu ton bras. Tu pouvais encore reculer. Elle s'était approché de ta peau, aiguille en main. Tu pouvais encore courir. Liquide nocif qui se propageait dans tes veines, dans ton sang, t'avais fermé les yeux. Tu ne pouvais plus rien faire. Large sourire. T'avais approché ta main de son visage avant de venir butiner ses douces lèvres. Sensations étranges, agréables. Tu ne pouvais t'empêcher d'observer les couleurs autour de ta petite personne, sentir la musique qui battait non loin de toi, sentir ce monde que tu découvrais sous un autre jour, sous une autre perspective. Tu t'étais relevé lentement, errant autour de tes amis, riant à gorge déployée avant de te coller à ton amante pour quelques heures, quelques minutes peut-être. Calme. Silence. On dormait tout autour de toi tandis que tu t'engageais dans une rue non loin de la fabrique. Tu marchais, t'avançais mais ton esprit, lui, ne suivait pas, il se perdait à gauche, à droite, tes yeux se posaient sur ce qui pouvait t'entourer, se fermaient, se rouvraient, Morphée t'appelait. Ruelle déserte, ruelle cachée, t'avais jeté ton paquet de cigarettes à tes pieds avant de t'allonger à même le sol. Froid, dur, ça t'importait peu, il semblait être le matelas le plus confortable que l'humanité ait pu créer. T'avais fermé les yeux. Tu n'entendais plus, tu ne ressentais plus, plongé dans un sommeil profond, sommeil réparateur, le monde n'existait plus.

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MessageSujet: Re: chute libre - ft tala   Mer 31 Aoû - 20:15

chute libre
cassidy & tala

Tes bras dans ceux de ton amant. Tes lèvres sur les siennes. Son amour pour toi. Doux. Tendre. Presque trop angélique. Trop parfait. Cela serait parfait si tu n’avais pas Ange. Si tu n’avais pas cette vie. T’étais bien là. Dans ses bras. Choyée comme une princesse. Comme une pierre précieuse. Comme cette petite chose fragile, dont il faut prendre le plus grand soin. T’te plaisait à être ainsi dans les bras de ton amant. T’accrochant à ce rêve d’un amour parfait. Parfait mais interdit. Est-ce cela qui rendait aussi ton amour pour lui si délicieux. L’interdit de l’aimer. De l’aimer lui. Parce que t’es censée aimer Ange. Casse-tête. Ton casse-tête. Boum. Boum dans ton p’tit cœur. La première fois que t’as croisé son regard. Boum. Boum. Trop tard. Tu l’aimes. Il t’aime. Boum. Boum. Chaque soir suivant où tu as partagé tes nuits avec lui. Boum. Boum. Maintenant. Là. Dans ton p’tit cœur. Dans ces bras si rassurant. Si loin de la violence d’Ange. Pourquoi ne l’avais tu pas rencontré il y a cinq ans. Tout serait tellement différent. Si. Si tu l’avais rencontré lui et pas Ange. T’serais pas là. T’serais peut-être pas enceinte. T’serais peut-être pas cette fille qui prépare des cocktails dans un bar. T’serais pas cette louve si sauvage parfais. T’serais peut-être pas ce caractère si fort. Tu n’aurais peut-être pas cette carapace pour accuser les coups. Les coups de la vie. Les coups d’Ange. Avec des « si » on referait le monde. Alors tu fais taire ces « si ». Pour la réalité. La triste et belle vérité. De ce triangle amoureux. Dont une seule personne ignore l’existence ; Ange. S’il apprenait. Il tuerait Shawn. Littéralement. T’en étais certaine. Bien plus que certaine. Et bien plus encore s’il apprenait que c’était potentiellement le père de ce p’tit être qui grandissait en toi. Il était à présent au courant. Shawn. Pas Ange. Ange, t’te demandais si parfois il te regardait vraiment. Cinq ans. Routine de votre amour. Amour. Dispute. Violence. Amour. Retrouvailles. Séparations. Cris. Pleure. Violence. Rire. Amour. Bref. Toujours cette roue qui tourne autour de vous. Décision de garder ce gamin. T’avais pas la force de le tuer. Alors tu le garderais. Première échographie, hier. Et voilà que c’était concret. Ton p’tit ventre légèrement bombé. Ange n’a rien remarqué. Absolument. Pourtant. C’est pas faute de te montrer à lui. Ton regard qui se pose sur l’horloge. Soupir. Tu dois y aller. C’est l’heure. T’aimerais encore rester l’éternité dans ses bras. Mais t’ne peut pas. T’dois partir. Tes bras qui quittent les siens. Un dernier baiser. Et comme une ombre dans la nuit. T’disparaît.

Tes pieds qui rasent le sol. S’écrase dessus sans pitié. La poussière qui virevolte. Le clair de lune dans les cieux. P’tit louve qui semble vouloir hurler à la lune. Sa beauté. T’aimais la nuit. T’aimais la nuit bien plus que le jour. Tout était si diffèrent. Stop. D’un coup tu t’arrêtes. Un juron sort d’entre tes lèvres. T’dois aller récupérer des trucs pour Ange. A l’ancienne fabrique. Un soupir qui quitte tes lèvres. T’aimes pas vraiment y aller sans lui. Comme s’il pouvait pas y aller tout seul demain. Non. Fallait que ce soit toi qui y aille. D’un côté tu lui a dit que ce serait sur ton chemin. T’avais pas cas le dire. Tu rejoins enfin cet endroit lugubre. Au milieu de gens pas très net. T’attire des regards. Des sourires. Tu traces ta route. T’approche trop près. Eject. Tu dégages. Tu trouves enfin la personne que t’devais voir pour récupérer ce qu’il faut pour ton cher amour. Quelques mots. Aucunes politesses. T’en avais que faire. Il en avait que faire. T’étais que la coursière. La messagère. T’as qu’une envie. Retrouver ta maison. T’affalais dans ton lit. Et manger. Bordel. Tu meurs de faim. Mais ton regard. Une nouvelle fois. Fut attiré. Attiré par cette ombre. Coucher. Là. Au milieu de cette ruelle. A peine éclairé d’un vieux lampadaire. La lune illuminé presque plus que lui. Soupir. Tu t’engouffres. Tu regardes ce corps couché devant toi. Et puis ce visage. Ce visage familier. Quelques jours auparavant. « il est sérieux ? ». Que tu te dis à toi-même à voix haute. Tu t’accroupies devant lui. Ta p’tite main qui « gentiment », à la Tala quoi, vint tapoter sa joue. « debout espèce d’idiot ! DEBOUT ! ». Ta voix était forte et dure. Piquante comme l’épine d’une rose. Mordante comme la louve que t’étais. Foutaises qu’il t’a dites. Qu’est ce qu’il fait là. Il devait pas être à l’hôtel. Ou avoir un toit. Mensonge. T’encaisse. Et puis t’te demandes ce qu’il a pris, pour être dans un été pareil.
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MessageSujet: Re: chute libre - ft tala   Mer 31 Aoû - 22:47


⊱ Chute libre



Désarticulé, amorphe, presque mort sur le béton crasseux, tu n'appartenais plus à ce monde, à cet univers, tu ne t'appartenais plus. Liquide qui parcourait tes veines et ton sang pour la première fois, t'y avais succombé en quelques minutes, tombant dans les bras de Morphée à une vitesse folle. T'étais bien. Pour la première fois depuis des semaines, t'étais bien, t'étais libre, reposé. Rêves un peu étranges, un peu bizarres, la réalité n'était plus qu'un songe, une chimère qui semblait ne plus pouvoir t'atteindre. Noir. Un contact, quelque chose qui s'était posé sur ton visage, un son, bruit imperceptible. Une voix, c'était ça, une voix qui parvenait à tes oreilles. Elle résonnait en toi, sur toi, au travers toi, elle te tiraillait, elle te poignardait. Grimace. Tu n'ouvrais pas les yeux, tu ne pouvais pas. Entre rêve et réalité, t'étais loin, trop loin pour réagir, pour parler, pour tout. Tu marmonnais incapable d’articuler, tu n'avais rien à dire, tu réagissais, ton corps se défendait comme il le pouvait tandis que ton esprit s'accrochait à cette sensation d'évasion, de bonheur. T'avais roulé sur le dos. Tu débarquais, tu débarquais lentement, malheur. Tu ne voulais pas, tu ne voulais pas rouvrir les yeux sur le monde qui t'entourait, sur les déboires qui formaient ton existence, pas maintenant, pas de suite. Tu résistais. Plus de réaction, plus de marmonnement, respiration à peine perceptible, le teint pâle, loque humaine qui gisait, rat crevé dans un coin. Tu voulais te rappeler de ces lèvres qui tu avais butiné, ces couleurs, ces sensations, cette impression de ne plus exister, d'être porté par le vent, de n'être qu'une âme sans véhicule, sans carapace, d'être libre. Longue inspiration. Tu pouvais sentir le sol sous ton dos, une légère brise qui venait te chatouiller le cou, le visage et les bras, le vrombissement d'une voiture qui arpentait les rues alentours, le monde qui te rappelait à lui. Non, non pas de suite non, tu voulais rêver encore un peu, rien qu'un peu, quelques minutes, quelques heures, quelques jours, une éternité. T'avais difficilement ouvert les yeux sur le voile noir qui recouvrait la ville. Longue inspiration. Silhouette familière qui se dessinait à tes côtés, t'essayais de te rappeler ces cheveux roses, ces traits féminins, cette voix, c'était ça, comment déjà ? Tala. Quatre lettres qui t'avaient sauvées. « heeeeeeeeeeey » Seul mot qui t'était venu à l'esprit, t'avais pouffé de rire, la tête basculant de côté, manquant de te rendormir à plusieurs reprise. Sensation terrible, étrange, rester bloquer dans un entre deux, tête songeuse, cul dans la réalité, tu passais d'un monde à l'autre en quelques secondes à peine. « j...il y a encore chez eux. » T'avais vaguement pointé du doigt le bout de la ruelle avant de laisser ton bras, bien trop lourd, s'écrouler au sol. Il s'était glissé dans tes os, sous et sur ta peau, il t'avait traversé en quelques seconde avant de te glacer l'échine, horrible frisson qui avait secoué brusquement ton corps. T'avais roulé sur le côté, instinct de survie, geste presque mécanique, rester sur le dos c'était courir après la mort, provoquer la faucheuse, c'était risquer de crever soudainement, c'était mauvais. « Tala c'est tueur. » Chuchotement, léger sourire esquissé, t'avais rouvert les yeux pour poser ton regard sur la jeune fille. « Tu devrais essayer. » Glisser un bout de mort dans ses veines pour quelques heures de bonheur, d'abandon, c'était lâche, c'était triste. T'avais passé une main sur ton visage avant que tes paupières ne se ferment à nouveau. « tu devrais rentrer c'est pas un endroit bien » Moment de lucidité, éclair d'inquiétude, c'est vrai qu'elle n'aurait jamais dû poser ses pieds ici, territoire malfamé, territoire de débauche, monde parallèle.

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MessageSujet: Re: chute libre - ft tala   Jeu 1 Sep - 9:42

chute libre
cassidy & tala

T’avais quitté la douceur des bras de Shawn. Pour rejoindre cet endroit lugubre. Pour Ange. Il te ramenait toujours dans les ténèbres. Encore et toujours. T’avais aucune chance de voir un peu de lumière à ses côtés. Tout n’était que ténèbres. Il te poussait au vice. Qui enverrait sa p’tite amie, seule, en pleine nuit, récupérer des trucs illégaux. Personne. Enfin, si Ange. Mais comme un nouveau signe du destin. Comme un nouvel essai pour le mettre sur ta route. L’emportait un peu plus dans ta vie. Te placer un peu plus dans la sienne. Tes yeux qui s’étaient posée sur ce corps dans cette ruelle. Ce visage finalement familier. Cass. Qu’est ce qu’il foutait là. Qu’est ce qu’il avait pris. Mensonge. Il t’avait dit qu’il trouvera un hôtel. Un toit. Drôle de toit. Drôle d’endroit. Drôle d’hôtel. Menteur. Ta voix qui résonne dans cette sombre ruelle. Il avait du mal à revenir à lui. Il roule sur le dos. Tu recules d’un ou deux pas. Que tu refis bien vite pour te rapprocher de lui. Inquiétude qui commençait à naître en toi. Sa respiration à peine perceptible. Bordel. Dans quel état il était. T’le détestait vraiment en cet instant. De s’être mis dans un était pareil. Il allait entendre parler de toi. Ça c’est clair. Enfin il ouvrit les yeux. Ton regard océan sur lui. « heeeeeeeeeeey » . Et voilà qu’il pouffe de rire. Ok. Il était bien perché. T’comprenais un peu plus la situation. Il était pas vraiment avec toi. Mais pas vraiment ailleurs. Pas dans votre. Pas dans un autre monde. Frontière infime et immense à la fois séparant ces deux mondes. Quelques mots incompréhensive que t’comprends pas. Aucun sens pour toi. L’inquiétude et la colère qui grandissait doucement en toi. « Tala c'est tueur. » . T’attrape son bras. Remarquant enfin la trace sur son bras. T’as envie de lui hurler dessus. De lui faire une belle leçon de moral. Mais qui étais tu ? Qui étais tu pour lui faire la morale. Pour lui hurler dessus. T’étais pas sa mère. T’étais pas sa sœur. T’étais la fille aux cheveux roses qui lui avait offert un toit quelques jours auparavant. Qui avait vu sa vie se détruite en quelques minutes. « t’es complètement malade cass ! » Son regard qui se pose dans le tient. Ton regard océan obscurcit par les émotions qui sont en train de défiler en toi. Tu devrais essayer qu’il te dit. Ton rire sombre et absolument pas amusé qui résonne une nouvelle fois dans la ruelle. « bien sûr mon grand ! comme ça on crève tous les deux ensemble ! quel beau plan franchement ! ». Sarcastique. T’es sarcastique. T’es enceinte aussi. Oui. Et il est doucement en train de titiller tes hormones que tu contrôle de moins en moins. Tes humeurs changeantes.

Tu vois ses paupières se fermer à nouveau. Non. Non. Non. Hors de question. « tu devrais rentrer c'est pas un endroit bien » . Là tu ris. Mais tu ris amusée. Tu ris amusée mais jaune. Il s’inquiète maintenant. Le temps d’une seconde, que cet endroit n’est pas un endroit bien. Bravo champion. « je rentrerais pas sans toi ! ». Il te connaît pas. Non. T’es pas le genre de fille à le laisser là comme cela. Abandonner à son triste sort. Même si cet endroit est un endroit terrifiant, lugubre. Où seul les âmes détruites et ténébreuse ont leur place. T’le regarde. Bon dieu. Qu’est ce que tu vas faire de lui. Tes mains qui finissent par se poser sur son visage. Froide. Douce cette fois ci. « j’te promets cass si c’est pas ce truc que tu t’es injecté dans les veines qui te tue c’est moi qui vais le faire ! ». Menace. Menace dans l’air. T’en es pas capable. Ou peut-être que si. Avec toi on sait jamais. Mais là en l’instant. Ce n’est plus la colère qui te ronge. C’est l’inquiétude. L’inquiétude de son état. T’laisseras exploser ta colère plus tard. Quand il pourra réellement t’entendre. Quand tu pourras réellement lui dires ce que tu penses. Sans qu’il ne l’oublie la seconde d’après. T’attendras qu’il soit conscient. Et tu lui diras ses quatre vérités. « fait pas le con s’te plaît ! ouvre les yeux cass !  lève-toi ! t’peux pas rester là comme ça ! ». Tes mains quittes son visage. Pour attraper ses deux mains. En fait t’as aucune idée de ce que tu dois faire. Tout ce que t’veux. C’est qu’il se réveille. Qu’il ouvre les yeux. Qu’il reprenne conscience que t’es là. Et que t’vas pas le lâcher. L’abandonner. T’es là. Et t’resteras avec lui.
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MessageSujet: Re: chute libre - ft tala   Jeu 1 Sep - 17:12


⊱ Chute libre



Le temps filait, il ne t'attendait pas, minutes qui s'écoulaient, des heures, des jours peut-être, tu ne savais pas, tu ne savais plus. Enveloppe charnelle étalée sur ce sol crasseux, t'avais perdu toute notion de temps, de lieu, de tout. Monde qui se tord et s'enroule sur lui-même pour n'être qu'un univers un peu étrange, un peu bizarre, mille et une couleurs, mille et une odeurs, t'explorais les limites humaines. Paupières lourdes qui s'ouvraient, ton regard s'était posé sur la lumière pâle et jaunâtre des lampadaires à quelques mètre de ton cadavre. Etoiles artificielles qui captivaient les bêtes nocturnes en leurs coeurs, elles venaient s'y brûler les ailes, se cognaient, recommençaient, encore et encore à l'image de ta petite personne et de tes amis. Papillons de nuit attirés par ce liquide nocif, précieux Graal d'une soirée, d'un instant, vous vous frottiez à un bout de mort qui s'immisçait dans vos veines pour vous ronger, pour vous détruire et vous recommenciez, une, deux, dix fois s'il le fallait. Tes yeux filèrent sur cette silhouette familière. Tala. Elle était gentille Tala. Elle se tenait là, à tes côtés, elle s'inquiétait peut-être, tu ne discernais pas les émotions, tu ne discernais pas vraiment les traits qui tiraient son visage, tu ne sentais que sa peau froide contre la tienne, contact agréable, contact doux, tes paupières étaient à nouveau tombées. Echos qui se cognaient à ton esprit, quelques mots qui te parvenaient, bribe de phrases. Tu ne comprenais pas, tu ne comprenais plus vraiment ce qu'il pouvait t'arriver, tu te laissais porter par les effets, tu te laissais porter par le temps, par ce monde obscur qui t'enlaçait de ses bras meurtriers. Est-ce que t'allais survivre, est-ce que t'allais pouvoir arpenter encore un millier de fois les rues de la ville, t'imposer dans l'existence de quelques personnes lambda, continuer de ramer entre ces vagues qui formaient ton quotidien qui, sans arrêt, tentaient de te faire basculer, est-ce qu'elles avaient atteint leur but ? Question sur question, ton estomac creux qui se tordait, nausée. Paupières qui s'ouvraient une énième fois pour laisser apparaître ton regard azur, les mots de ton amie qui parvenaient à toi avec une certaine précision, t'étais revenu, t'étais revenu mais pour combien de temps ? Tu t'étais brusquement relevé, t'arrachant à son étreinte. Un peu perdu, un peu paniqué, effet de ce produit indomptable, imprévisible. Pantin désarticulé, t'avais glissé quelques centimètres avant de t'adosser contre un mur. Rempart froid, rempart dur, il retenait ton corps bien trop instable, bien trop confus. « qu'est-ce que tu fais là. » Murmure, voix faiblarde qui se perdait dans les rues, dans la nuit. T'avais attrapé la pierre de tes doigts frêles, tentant tant bien que de mal de te dresser sur tes deux jambes, centre de gravité inexistant, tu t'accrochais, tu t'accrochais comme tu le pouvais. « je vais rentrer chez moi, je crois » Rire. Mensonge jeté au hasard dans l'espoir de la rassurer, tu t'étais brusquement tourné de côté. Bile secouée, estomac vide qui se noue et se dénoue avant de se vider à tes pieds. Risque pris en compte, c'était fréquent, pas de quoi s'inquiéter, pas de quoi paniquer. « bonne nuit. » Tu ne l'avais pas regardé, tu n'avais pas posé tes yeux sur sa petite personne, tu t'étais simplement décollé du mur, titubant au milieu de cette ruelle sans but précis, presque six-pieds sous terre, mort vivant.

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MessageSujet: Re: chute libre - ft tala   Jeu 1 Sep - 19:03

chute libre
cassidy & tala

T’étais là à ses côtés. D’abord la première émotion, c’était l’énervement de le voir ainsi. Très vite remplacé par de l’inquiétude. Parce que tu peux pas t’empêcher de t’inquiéter. Tu le voyais bien trop mal pour continuer à ne pas t’inquiétude. T’avais beau être la fille forte en apparence. Au fond t’étais vite inquiète. Des souvenirs qui remontaient à la surface. Des souvenirs douloureux. Qui remontait doucement. Doucement vers tes pensées. S’immisçant sans vergogne dans les tréfonds de ton esprit. T’revois ton frère. Ton plus grand frère. Du haut de tes seize ans. Gamine innocente. A l’âme pure. Qui à cette époque encore était encore qu’une enfant naïve. Qui ne voyait que le bon côté de la vie. Malgré les malheurs. La perte de ta maman. T’as vu ton frère dépérir. Peu à peu. A petit feu. Lentement. Le voir rentrer avec Lou dans un état équivalent à celui de Cass ce soir. Le voir se perdre. Vendre son âme au diable. Vendre son âme aux enfers. Se terre un peu plus chaque jour dans ses ténèbres. Alcool. Drogue. Tout y passait. Combien de fois l’inquiétude t’a rongé. Combien de fois tu l’as vu rentré, le visage en sang. Des cicatrices partout sur le corps. Des bleus à ne plus en compter. Tu perdais doucement ton frère. T’secoue la tête. T’veux pas y penser. Il était revenu en ville. Plusieurs jours. Plusieurs semaines. Il n’avait même pas daigné te voir. Venir te voir. Il restait l’ombre solitaire et mystérieuse des rues de la ville. Tu reviens au présent. Ce présent. Ce n’est pas Gabriel que tu as. C’est Cass. T’veux qu’il reste avec toi. Qu’il ouvre les yeux. Qu’il reste conscient avec toi. Tes mains sur sa peau. Son visage. Ses mains. Froid. On avait décidé de le remettre sur ton chemin. C’était pour une raison. T’te devais de l’aider. Ce soir encore. T’allais certainement pas le laisser. Non hors de question que t’le laisses. T’voulais qu’il prenne conscience que t’étais là. Avec lui. Qu’il était pas seul.

Enfin son regard aussi bleu que le tient, qui s’ouvre devant toi. Un sourire doucement apparaît sur tes lèvres. Pour disparaître quand il tente de se relever. Glissant quelques centimètres plus loin. S’adossant au mur. T’te relève. T’fais les quelques pas qui te sépare de lui. Il te demande ce que tu fais là. Voix faible. « rien, je passais dans le coin ! ». Généralement, on ne fait pas que passer dans le coin. C’est pas le genre d’endroit fréquentable. Non. C’est pas le lieu où tu t’égares par hasard. Il va rentrer chez moi. Ouais. Où. Il essaye de se relever. T’as envie de l’aider. Mais t’le laisse faire. Prête à intervenir en cas. Et le voilà qui vide son estomac à ses pieds. T’te mords la lèvre inférieure. T’te sens mal pour lui. Tu fais un pas de plus vers lui. Dans un geste maternelle, t’aimerais retrouver contact avec lui. Mais tes p’tites se replie sur ta poitrine. Bonne nuit qu’il te dit. Pas un regard. Le voilà partant titubant. T’le regarde. Désespérée. Il va te rendre folle. « t’as pas de chez toi j’te rappel ! ». Ta voix qui résonne dans la ruelle. Forte. Ricochant sur les murs. Tu fais les quelques foulés qui te sépare de lui. Te plantant devant lui. « me ment pas ! s’il te plaît ! ». Tu cherches son regard. Cherchant pour y  planter le tient dessus. Tu trouves son regard. T’es sérieuse. « tu rentres avec moi, t’as pas le choix, et t’es pas vraiment en force pour protester ! ». Il rentrait avec toi. Il avait pas le choix. Heureusement t’étais garé pas très loin. T’te serais pas vu l’aider. Le soutenir jusqu’au manoir. Surtout pas dans l’état dans lequel t’es. T’arrête les grosses folies. Ton bras qui finit par entourer sa taille. « j’suis garée pas loin, appuis toi sur moi vas-y ! ». Ta voix dure et douce à la fois. Ton regard sérieux et inquiet en même temps. Au fond t’te dis qu’heureusement que t’passais par là ce soir. Qu’Ange t’as demandé de récupérer ce « colis ». « pourquoi t’as fait ça cass ? ». Tu le soutenais autant que tu le pouvais. Au mieux que t’le pouvais. Vous n’avanciez pas aussi vite que tu l’aurais voulu. T’te demandais ce qu’il avait poussé à faire ça. Ok. Fumer quelques trucs. Peut-être un plus. Mais aller jusque-là. Pourquoi.

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MessageSujet: Re: chute libre - ft tala   Jeu 1 Sep - 20:55


⊱ Chute libre



Légère brise qui venait te caresser le visage, te chatouiller la nuque, douceur nocturne. T'aimais cette sensation de liberté, de flottement, roi de la nuit, roi de ce monde biscornu, planqué, accessible aux plus téméraires, aux plus suicidaires. Tu marchais, mouvement mécanique de ton enveloppe charnelle, tu n'avais pas de but. Errer, se jeter aux pieds de Morphée et laisser ses bras t'enlacer, te protéger. Les mots de Tala s'échappaient, se perdaient avant d'atteindre tes oreille, ton esprit, elle parlait dans le vent. Tu ne savais trop pourquoi elle s'était retrouvé ici, dans cette ruelle, à côté de toi, pourquoi son existence venait une fois de plus se frotter à la tienne, pourquoi vous deux, pourquoi maintenant. Elle te l'avait expliqué t'en étais certain, tu l'avais vaguement entendu sans y prêter attention, bien trop occupé à te laisser glisser dans un certain abandon de toi-même. C'était ça que tu cherchais. Disparaître l'espace de quelques minutes, quelques instants, te déconnecter de toute réalité, de toute cette merde qui formait l'univers. Sa voix qui se cogne aux murs, te transpercent, te traversent sans s'attarder sur ton corps fragile, simple écho qui s'était échappé, son sens t'importait peu. Silhouette féminine, silhouette sauveuse, elle se dressait devant toi comme un rempart auquel tu pouvais t'agripper, auquel tu pouvais t'accrocher. Ton regard azur sur la fille aux cheveux rose, pas un mot, silence. Une fois de plus, elle te ramènerait chez elle, une fois de trop. Dépouille qui se cogne au mur, tu t'étais adossé sur ces quelques pierre, ta tête basculant en arrière, les paupières closes. Tu souriais, t'exhibais toutes tes dents au monde entier, à la nuit et à ses monstres, à cette rue, à ton amie. T'étais heureux, ici, t'étais heureux, t'étais l'homme le plus heureux du monde, aucune barrière qui pouvait te séparer de ce bonheur fugace. Nouveau contact. Froncement de sourcils. Non tu ne voulais pas quitter cet endroit. T'avais peur, peur de retomber dans la réalité bien trop rapidement, bien trop brusquement, tu refusais de voir les choses en face, assumer ce destin qui s'acharnait sur ta petite personne, tu ne voulais pas grandir, pas ce soir, pas maintenant. Luter t'était impossible, tu suivais, tu marchais. Douce voix qui venait te chatouiller les tympans, l'esprit, un peu de curiosité peut-être, l'envie d'en savoir plus, de connaître le pourquoi. « parce que. » Parce que sourire était parfois bien trop difficile, bien trop pénible, se laisser écraser par le poids d'un destin sournois, bourreau, parce que s'évader était bien plus facile, bien plus agréable, parce que. T'avais soudainement pouffé de rire, écho qui se perdait dans la rue, venait chatouiller les étoiles et les oreilles de tes amis du soir endormis un peu plus loin. T'avais lâché ton rempart à la sortie de la ruelle pour venir te coller à un mur. Regard azur, regard profond. « et toi, pourquoi ? » Nouvel éclat de rire. « c'est vrai ça ? pourquoi essayer de me tirer de là ? » C'était rude. « j'vais bien, j'suis bien là, j'suis vraiment vraiment bien. » Large sourire. Paupières qui se fermaient de nouveau. « t'peux retourner dans les bras de ton copain j'tassure ça va, ça va.... ça va. » Vérité partielle. Tu glissais le long de la pierre froide avant que ton cul n'atteigne le sol. Château de carte s’effondrant sur un chuchotement. Ton dos qui embrassais le bitume. Position risquée, dangereuse, tu flirtais avec la faucheuse. Tu marmonnais. T'étais bien là oui, t'étais vraiment bien. « tu peux y aller, il t'attend sûrement, j'vais rester là, fais lui un bisou de ma part. » Dépouille fragile qui rejoignait son amant de pierre, esprit vagabond qui rejoignait ses amants les songes.

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MessageSujet: Re: chute libre - ft tala   Jeu 1 Sep - 22:26

chute libre
cassidy & tala

T’avais l’impression que ce que tu disais lui passé au travers. Que tes mots ne servaient qu’à briser le silence de la nuit. Sans l’atteindre lui. Le principal intéressé. Vos chemins croisés une nouvelle fois. Comme l’évidence que vos vies devaient être liées d’une manière ou d’une autre. Destinée à se croiser et se recroiser. Destin. Chemin. T’ignorais pourquoi. Mais c’était là. La p’tite évidence qui se reflétait encore aujourd’hui. Tes mots qui ricochent sur les murs sale, noir et poussiéreux de cette triste ruelle. Tes mots qui s’y résonnent sans vraiment l’atteindre. L’impression de parler toute seule. T’inquiéter toute seule. Te sentir idiote de réagir ainsi. Et à la fois c’était toi. C’était ce que t’étais au fond quand tu retirais cette barrière. Cette violente barrière qui te rendait mordante, piquante, mauvaise parfois. T’le vois se lever. Tituber. Il avait finir par te rendre folle. Te voilà à lui courir après. Pas compliqué il a pas avancé de beaucoup. Tu plantes devant lui. Petit gabarit. Grande stature. Imposante. T’te montres imposantes devant lui. T’as pas peur. T’crains pas. T’veux juste qu’il arrête de faire le con cinq secondes. Et qu’il fasse un minimum d’effort pour t’écouter. Voir que t’veux juste l’aider. Réaliser qu’il a besoin d’aide. Enfin c’est ce que t’pense. C’est ce que tu t’es mis dans le crâne. C’est peut-être pas ce qu’il veut lui. T’veux le ramener avec toi au manoir. Son sourire jusqu’aux oreilles. T’comprenais pas. Enfin si t’comprenais. Il allait te rendre chèvre. Il semblait heureux. Comment pouvais-t-on être heureux ici. Ici en ce lieu si macabre. La drogue faisait bien faire des choses des plus folles. Eprouver des choses bien délirantes. Faut que t’le sorte de là. Faut avancer. Faut franchir les pas jusqu’à ta voiture. Où tu pouvais le ramener au manoir. Chez toi. Encore une fois. Il pouvait pas lutter. Ton bras entourant sa taille. Il ne pouvait que te suivre. T’le croyais. T’lui demande pourquoi. Pourquoi il a fait ça. « parce que. » . La réponse d’un gamin. T’leur demande « pourquoi », il te réponde « parce que ». Ce qui a don de t’agaçait. Ce n’était pas une réponse. Ce n’était pas la réponse que t’voulais. En fait ce n’était même pas une réponse.

Puis te surprenant. Sur le coup. Il se met à pouffer de rire. Léger sursaut. Tu t’y attendais. Résonnant dans la rue. Froncement de sourcils. Il te lâche. Il se colle à un mur. Ce mur si sale. Noirci par le temps et les misères qu’il a vus et reçus. Il te demande pourquoi. Pourquoi quoi ? Nouveau froncement de sourcils. Nouvel éclat de rire de sa part. « c'est vrai ça ? pourquoi essayer de me tirer de là ? » . Parce que t’es pas aussi bête que cela pour le laisser trainer. Parce que tu tenais un minimum à faire les choses bien. Et croire que si vos chemins se croisé de nouveau c’était pour une raison. Et t’allais pas contrarier le destin. Et parce que tout simplement, t’avais un grand cœur. Et que t’voulais aider. L’aider. Lui. Il poursuivit en disant qu’il va bien. Très bien. Qu’il est vraiment très bien. Il croit qu’il va bien. Il pense qu’il va bien. Mais ce n’est pas le cas. Ce qui coule en lui, le lui fait croire. Mais t’sais que non. Il va pas bien. Il souriait. Il t’agaçait. Il allait pas tarder à te faire sortir de tes gonds. Retourner dans les bras de ton copain. Lequel ? Le violent ou le tendre. T’te retenais. T’te retenais vraiment. Pour pas péter un câble là maintenant tout de suite. Il glisse le long du mur. Assis. Puis il se couche sur le sol froid de cette nuit. « tu peux y aller, il t'attend sûrement, j'vais rester là, fais lui un bisou de ma part. »  . Tu pouffes de rire. Cela ne t’amuse pas. Plus. Il veut pas de toi. Il veut pas de ton aide. Mais toi. Toi t’es têtue. Bien trop têtue. T’attrape ses mains pour le relever. Le remettre au moins assis. Il te fatigue. Une fois que ce fut le cas. Difficilement. Tu t’accroupies face à lui. Tu cries. Enfin ta voix est haute. Plus haute que d’ordinaire. T’te fiche de réveiller le monde qui t’entoure. Vous entoure. Tu parles haut et fort. Mordante.   « tu vas pas bien…tu crois que tu vas bien, mais ce n’est qu’une putain d’illusion ! t’es vraiment con ! ». Ton soupir exaspéré qui s’échappe de tes lèvres. « bien sûr j’vais embrasser mon p’tit ami de ta part, comme ça après il te casse la gueule ! bravo champion ! ». C’est toi bientôt qui va devenir violente s’il continue à réagir de la sorte. A s’entêter à ne pas vouloir comprendre que tu veux l’aider. Que tu partiras pas sans lui. Et c’est surtout avec toi qu’il risque d’être violent avant de l’être lui. T’aurais été exposé en première. T’oublie. T’sais même pas s’il sera là en rentrant. T’connais pas son emploi du temps. Il pourra l’être ou pas. T’t’en fiche. Tout ce qui compte maintenant c’est de l’emmener d’abord à ta voiture. Puis au manoir. Et vous aviserez à ce moment-là. « donc maintenant t’vas bouger ton p’tit cul d’idiot et t’vas faire l’effort de me suivre car toute facon t’pourras me répéter mille fois que t’vas bien, j’te croirais pas et j’vais rester encore et encore et devenir vraiment très chiante ! alors bouge ton cul ! ». Ton regard océan sur lui. Toujours ta voix haute et forte. Histoire qu’il comprenne que tu rigoles pas. Puis tu rajoutes d’un ton d’un coup plus calme. « s’il te plaît ». Oui, t’étais polie.
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MessageSujet: Re: chute libre - ft tala   Ven 2 Sep - 0:47


⊱ Chute libre



Embrasser le sol une fois de plus, une fois de trop. Divaguer, somnoler, perdre pied. Papillon de nuit fragile, proie facile, elle avait à nouveau croisé ta route, elle avait à nouveau fait irruption dans ton existence sans crier gare. Elle se posait non loin de toi quand rien n'allait, quand tout dérapait, elle arrivait, te tendait une main, te sauvait. Pas cette fois-ci, non. Enveloppe charnelle secouée, t'avais rouvert les yeux l'espace de quelques secondes. Assis. T'étais assis. Tant mieux. La tête collée au mur, paupières closes, les échos de sa voix se perdaient, bribes de phrases qui arrivaient jusqu'à ton esprit, qui tentaient d'éveiller en toi, un soupçon de lucidité, en vain. T'avais froncé les sourcils. T'étais bien, t'étais très bien même, tu ne comprenais pas son inquiétude, tu ne comprenais pas le ton qu'elle prenait pour s'adresser à toi, tu ne comprenais pas grand chose. Tu te contentais d'écouter, d'essayer d'analyser chaque lettre, chaque éclat de voix qui pouvait sortir d'elle, t'essayais seulement. Rire léger. Elle aurait pu le passer le bonsoir, elle aurait pu l'embrasser de ta part, tu ne voyais pas le problème, réalité bien loin de toi, les répercutions, tu t'en fichais pas mal. T'avais tourné la tête, ouvrant avec beaucoup de mal, tes yeux azur. On bougeait à quelques pas de là. Compagnons d'infortunes un peu curieux, ils observaient la scène. Large sourire. Merci à eux, merci à elle. Quelques mots rassurants, quelques gestes rapide, dose de bonheur. Tu ne connaissais pas son nom, tu ne connaissais que sa voix et le doux parfum de ses lèvres. T'avais posé ton regard sur Tala. Ses mots se cognaient à toi. « J'vais bien, j'tassure j'vais bien bien bien. » Politesse, douceur, t'étais resté muet. Un coup d'oeil à tes amis. Rapide geste de la main. T'avais peut-être accroché à ses paroles, à son ton, sa voix, éclair de lucidité. « j'arrive deux secondes » Désillusion. « t'es p'tètre jalouse, c'est pas grave t'sais, moi aussi j'trouvais ça un peu louche puis la demoiselle là-bas s'est occupé d'moi. C'est carrément tueur comme sensation, j'peux pas te l'expliquer c'est... » Tête en arrière. Yeux clos. C'est magique, un peu étrange à la fois, tu flippes, tu flippes clairement, quelques secondes à peine et puis il arrive jusqu'à ton esprit, épais brouillard qui se forme et finalement, il se montre, vagabond indomptable, il débarque sous tes yeux, se colle à toi, l'bonheur c'est ça. « wouah. » Essayer de se relever. S'accrocher à ces pierres crasseuses, une nouvelle fois. Elles en avaient vu passer des mecs comme toi, elles avaient vu le désespoir qui brisent les âmes fragilisées, elles avaient vu les limites du corps humain se dissoudre, muettes, elles ne pouvaient qu'observer, spectatrices et victimes malgré elles. T'avais posé tes deux mains sur les petites épaules de ton amie aux cheveux rose. « ok, ok, ok je viens. » Grande inspiration, quelques pas du mauvais côté, nouvelle désillusion. « d'main ça te va ? quelle heure, pas trop tôt hein, j'ai b'soin de dormir un peu ça fait longtemps, puis c'est à l'autre bout d'la ville du coup faut que j'me déplace, quatorze heure, ça t'va ? moi ça m'va. » Tu titubais, vacillais de gauche à droite avant de humer l'air. « j'suis vraiment bien là, j'suis vraiment, vraiment, vraiment bien. » La descente n'en sera que plus dure. Quelques pas maladroits, ton estomac qui se réveillait à nouveau, cette bile secouée, il s'était finalement vidé dans le caniveau. On dit que ça arrive quand t'as pas l'habitude, quand c'est la première fois. Quelques centimètres. Le pas faiblard, tu t'étais finalement écroulé au sol. Poupée de chiffon. Ton amour d'une nuit s'était précipité vers toi. Frissons qui secouaient ton corps. Ses mains sur ta peau, ton visage. Elle t'avait vanté les mérites de ce petit bout de mort, elle t'avait aidé à effleurer le bonheur absolu du bout des doigts, elle t'avait aidé à effacer les limites, les interdits, elle se tenait à tes côtés et toi, égoïste, incapable, tu t'étais enfoui dans les bras de ce poison humain, oubliant la présence de la fille aux cheveux rose.

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MessageSujet: Re: chute libre - ft tala   Ven 2 Sep - 1:57

chute libre
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Deuxième fois que ton chemin croisait réellement le tient. Autant la première fois t’avais su qu’il te suivrait. Qu’il accepterait cette aide. Ce toit. Le temps d’une nuit. T’avais pu échanger avec lui. T’avais échangé quelques pensées personnelles. Des bribes de vos vies. Dernier regard. Dernier bonne nuit. Et tu ne l’avais plus vraiment croisé depuis. Et ce soir. Ce soir. De nouveau sur ton chemin. T’avais l’impression de rencontrer un autre homme. Une autre personne. Le même visage. Le même regard. Le même corps. Mais une autre âme qui emprisonné celle que tu avais pu rencontrer quelques jours auparavant. T’semblais t’être engagée dans un combat sans fin. T’comprenais pas. Il comprenait pas. Droit au mur. Vous alliez juste droit au mur. T’te sentais perdre patience. La patience c’est pas ton fort. Non. Vraiment pas ton fort. T’voulais l’aider. Il voulait pas. T’essayais de lui faire comprendre que son bien-être. Son bonheur qu’il semblait ressentir en l’instant. N’était qu’une simple illusion. Que cela durerait quelques heures. T’en savais rien en fait. Mais que très vite il allait retourner brutalement dans cette réalité qu’il semblait vouloir éviter. Qu’il allait vivre dès que l’effet ce sera estomper un retour à la réalité brutal. Difficile. Et toi, p’tite louve. T’espérais qu’il te suive chez toi. Pour être présente à ce moment-là. Quand il n’y aura plus d’effets. Que ce p’tit bout de rêve qu’on lui a offert se sera envolé. T’as envie de l’avertir. Le mettre en garde. Mais tu réalises qu’il ne t’écoute qu’à moitié. Et ce qu’il entend. Il ne l’écoute pas vraiment. Vous vous heurtez à ce que chacun voulait. Sans céder à l’autre. Là où lui n’y trouvait encore que bonheur. Toi il te rendait folle. Ta patience diminuant peu à peu. Puis de plus en plus vite. T’savais. T’sentais. Que t’allais bientôt sortir de tes gonds s’il continuait à refuser ton aide ainsi. Du mouvement près de vous. Curiosité malsaine. Curiosité mal placé. Ta voix forte résonnant, avait dû en bousculer certain. Il te répétait qu’il allait bien. Buté. Bordel qu’est ce qu’il était buté. Têtu. Aussi têtu que tu l’étais.

Enfin il te semble qu’il t’écoute. Et t’te mets à nager dans l’incompréhension totale. Il te parle du fait que t’es peut être jalouse. Qu’une fille là-bas c’est occupé de lui. Ton regard qui se tourner vers elle. Ok. Elle tu l’as retient. Il veut t’expliquer de cette sensation. Qu’il ressent. Ah oui tu le crois que c’est wouah, pour le citer. Mais sa chute n’en sera que plus grande et difficile. Il essaye de se relever. T’y crois enfin. Il t’a écouté. Il va te suivre. T’en as presque à soupirer de soulagement. T’vas enfin pouvoir le mettre dans la voiture et le raccompagner. Trop beau pour être vrai. Ouais t’y as cru. Dix secondes. Il part du mauvais côté. Ta colère qui recommence à grimper en toi. Là. Il te cherche vraiment. Réellement. Il va te trouver. C’est pas demain que t’veux le voir. C’est pas un rendez-vous que t’veux. C’est lui maintenant. A cet instant. Cette nuit. Dans le manoir. Pas j’sais où, demain. T’as même pas le temps de réagir qu’il t’échappe une nouvelle fois titubant. Une nouvelle fois il exprime qu’il va bien. Tes p’tits points qui se servent. Ton souffle qui s’accélère. Ta mâchoire qui se contracte. T’fermes tes yeux un court instant. Histoire de te modérer. De retrouver un semblant de calme. Avant de littéralement péter une durit. Il te prend pour une idiote. Te fais tourner en bourrique. Tu rouvres les yeux. Tes yeux océan qui s’assombrisse. Comme l’encre qui relâche la pieuvre dans l’océan. Le sombre reflet de ton regard. De ton humeur massacrante. Tes hormones qui vacillent. Qui fusent. Et la colère. De le voir à présent. Ecroulé par terre. Dans les bras de cette femme. Toi. P’tite louve. Passée aux oubliettes. Oubliés. Ton existence qui paraît sans importance. Furax. Comme une louve se défendant. Crocs acéré sortit. T’avais attrapé sans ménagement le bras la fille. La retirant à lui. « DEGAGE ! CASSE-TOI ! Toi et ta putain de drogue ! TU LE TOUCHE PLUS ! DEGAGE !! ». Avant que tu ne fasses quelques choses que tu vas regretter. Amèrement regrettée. Elle avait intérêt à détaler. Sinon t’aurais été capable de lui sauter dessus. Tu t’avances de nouveau lui. Une fois qu’elle a fichu le camp. Tu l’avais enlevé au bras de cette fille. Vu à quel point il devait l’apprécier, il allait peut être t’en vouloir. Un instant. T’arrivais vers lui. Et une nouvelle fois sans ménagement aucun. Ta main s’abat sur sa joue. Un allée/retour. Mérité. Pas le contact gentillet d’un peu plus tôt. Non. La gifle qui part. La vraie. « REVEILLE TOI maintenant ! ». S’il fallait lui en remettre t’hésiterais pas. « t’arrête de me faire chier ! j’suis plus d’humeur à jouer ! t’viens MAINTENANT ! ». T’es mauvaise. Et t’es en colère. Cela s’entends. Cela se voit. T’caches rien. T’es un livre ouvert. On oublie pas la fille aux cheveux roses ainsi. On la laisse pas dans un coin.
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MessageSujet: Re: chute libre - ft tala   Ven 2 Sep - 16:24


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Enfant un peu perdu, influent, naïf, tu t'étais enfoui, recroquevillé dans les bras de cette femme, de ce poison humain, de ton amante d'une nuit. T'étais bien là. Les yeux clos, tu n'entendais que l'air qui s’infiltrait dans tes poumons, emplissait ta poitrine pour s'échapper en quelques secondes à peine. Oxygène qui te faisait vivre et survivre, t'appréciais cet air frais qui se mêlait au parfum de ta douce. Tu l'aimais bien. Tu l'aimais presque d'amour. Presque. Ton esprit vagabond avait rapidement balayé la fille aux cheveux rose, Tala. Tu ne l'entendais plus, tu ne la voyais plus, elle n'existait plus. C'était rude. C'était blessant et pourtant, c'était bien réel, c'était toi. Electron libre qui déambulait dans les rues, s'imposait dans votre existence, s'accrochait à vous pour mieux s'en arracher, disparaître, oublier, vous oublier. Pas d'attache. Pas de remords. Coquille aux sentiments éphémères. On te perdait, on te perdait clairement, tu divaguais, tu t'enfuyais une fois encore. Ton corps secoué, s'était lourdement écrasé au sol, pas de réaction. Echos qui passaient et repassaient, tu n'arrivais pas à dicerner les mots, le ton, il était peut-être léger, il était peut-être fort, imbibé de haine ou de désespoir. Tu n'avais pas de suite reconnu ce grain de voix, cette façon de parler, cette façon de cracher les phrases, les lettres. Ton regard azur qui se posait sur ton poison à quelques mètres de ta petite personne. Incompréhension. Joue qui brûle, visage enflammé. Silhouette qui se dessinait devant toi, regard haineux, regard noir, elle était là, c'est vrai. Lucidité. T'avais froncé les sourcil, tu l'avais repoussé, méchamment. Ta main qui se posait sur ta peau brûlante, oeil sombre rivé sur Tala, colère naissante au creux de ton estomac. « t'es malade, t'es complètement malade » Elle n'acceptait pas, elle n'acceptait pas cette issue que tu avais trouvé, oublier l'espace de quelques instants, quelques heures, se déconnecter de toute réalité, de tout. Les pieds sur terre mais pour combien de temps. Tu t'étais relevé. Coup d'oeil rassurant à ton amante, léger sourire, t'allais la revoir, tu voulais la revoir. Pas ce soir, pas maintenant. Lui éviter le danger, lui éviter quelques coups, quelques noms d'oiseaux. « j'comprends même pas pourquoi t'veux absolument que j'rentre avec toi, t'sais qu'on se reverra plus de toute façon. » Nouvel éclat de rire. Confiance en toi inébranlable. T'étais sérieux, peut-être pas, peut-être à moitié. Tu t'étais éclipsé de son existence avant qu'elle ne retombe sur ta petite personne, pas de nouvelles, pas d'appels, t'aurais pu crever dans un coin, jamais elle ne l'aurait su. Quelques pas en sa direction, titubant, t'avais du mal, beaucoup de mal. « j'arrive, t'es contente » Ironie apparente, léger rire. Faiblard, pâle, t'avais tracé ton chemin, ton épaule percutant la sienne. Pas de regard. Capitulation, t'allais la suivre. Quelques heures. Il te restait quelques heures de bonheur à haute dose, tu ne voulais pas les balayer, les faire disparaître, il te fallait en profiter, rester muet, fermer les yeux et apprécier, apprécier le monde qui se dessinait autour de toi, elle allait peut-être te parler, te faire la moral, t'allais te déconnecter, tu t'en fichais pas mal. Égoïste. Sa voiture au loin. Petite pause. T'avais, une énième fois, collé ton dos à un mur crasseux, un autre, un nouveau qui, lui aussi en avait vu passer des belles. Cigarette au bec, t'avais incendié le petit bout de mort. Ta tête contre les pierres, les yeux clos, tu savourais ton rouleau comme jamais tu ne l'avais fait auparavant. Son goût, sa puissance, tout. « oh mec si ça pouvait être tous les jours comme ça. » Quelques mots murmurés à toi-même. La descente s'annonçait rude, périlleuse, tu devais en profiter, en profiter au maximum, le soleil pointerait le bout de son nez, les effets allaient se dissiper, ce voile opaque sur cette réalité que tu cherchais à fuir disparaîtrait.

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MessageSujet: Re: chute libre - ft tala   Ven 2 Sep - 17:34

chute libre
cassidy & tala

Colère qui grondait en toi. Nerveuse. Impatiente. Crocs acérés. Parole mordante. Violence. T’en avait que faire de ce que tout le monde pouvais penser. Elle. Lui. Toi. Les autres. T’voulais seulement rentrer. Rentrer au manoir. Avec lui. T’ne souhaitais pas le laisser à son triste sort. Alors tu t’entêtais. Encore et encore. Alors qu’il tentait de te fuir par tous les moyens. Allant à l’opposé d’où tu étais. Jusqu’à t’oublier pour de bon. Colère et impatience. Violence envers la fille. Cette femme, cause de son état. De sa drogue. Son poison. Tu l’avais rejetée. Elle. Ton main attrapa son bras avec violence. Sans ménagement. L’éloignant de lui. Hurlant sur cette silhouette si féminine. La priant de partir. De partir avant que tu ne fasses un geste de trop. Un geste que tu regretteras. Ton attention de nouveau à lui. Ton regard océan. Devenu noir. Gifle qui part. Ta main sur sa joue. Violence une nouvelle fois. T’rigole plus. T’es plus d’humeur. T’joue plus. T’es plus tendre. T’es plus douce. T’n’est plus que colère et impatience. Il te repousse. Méchamment. Mérité. T’venais de le gifler. T’accuse. T’prend. Oui t’es malade. T’es folle. Il l’a mérité aussi. Tu te refusais à croire qu’il allait bien. Qu’il était heureux. Non. T’l’acceptais pas. T’connaissais l’effet d’après. Quand ce doux poison quittait les veines. T’l’avais vu. Il se relève. T’vois son regard, son sourire pour elle. T’as envie de rire. Mais t’fais rien. C’est vrai au fond pourquoi tu t’obstines à vouloir le ramener avec toi. Il te veut pas. Pourquoi perds-tu ton temps pour lui alors qu’il ne fait que te rejeter. P’tite idiote. P’tite âme naïve. Tu continues quand même. T’obstine encore et encore. Il rit. Ça te fait pas rire. « t’en sais rien ! y’a rien à comprendre, c’est simple ! ». Ta voix est toujours roque. Mais plus douce. Moins forte. Tu boues toujours à l’intérieur. Mais ton visage se détend. Il te suit enfin.

Il trace. Son épaule percutant la tienne. Quelques pas en arrière. Un « aie » discret qui sors d’entre tes lèvres. C’était tellement rien comparé à ce qu’Ange pouvait te faire. Ses mains sur toi. Tellement loin d’un coup d’épaule. Note à toi-même : ne plus faire de folie. T’allais bientôt devenir mère, tu n’allais plus pouvoir te permettre de faire des choses pareils. De te mettre dans des situations pareilles. Des émotions pareilles. Prudence. Il capitule. Il te suit. C’était ce que t’voulais. Au fond. T’as gagnée. T’es contente. Il t’en voudra peut être. Ou peut-être pas. T’en sais rien. Peut-être qu’il disparaîtra de nouveau de ton existence au levée du soleil. Jusqu’à la prochaine. Ou peut-être, quand il acceptera de t’écouter. Il acceptera ta main tendu pour l’aider. Le toit que tu pourrais lui offrir. Pour de vrai. Stabilité. Tu finis par lui emboité le pas. Silencieuse. Seuls les bruits de la nuit qui résonnait. Le bruit de vos pas. Et des conversations de quelques pauvres âmes perdus, incompréhensible. Au fond de toi, t’te sentais presque blessé qu’il veuille à ce point te rejeter. T’comprenais pas. T’comprenais pas et cela t’agaçais. Un marqua une pause. De nouveau collé à un mur. Un de ses murs qui a tout vu. Tout entendu. Tout vécu. Pourri jusqu’à sa racine. Noir. Poussiéreux. T’arrive enfin à son niveau. Sa cigarette à la bouche. Il a l’air de savourer. Un sourire qui se dessine au coin de tes lèvres. Tu lui retire la cigarette du bec. L’écrase au sol. Comme si elle n’était qu’un vulgaire papier. « ferme là et avance, la voiture est là-bas ! ». Tu pointes du doigt la voiture plus loin. Tu ressembles à une mère qui réprimande son gamin. T’es sévère. T’es plus tendre comme un peu plus tôt. Si on t’avait dit que ta nuit se finirais ainsi. J’avais tu ne l’aurais cru. Jamais t’aurais pensé à cela. T’repense au bras réconfortant de ton amant. A sa douceur. Sa tendresse. Loin des ténèbres ambiantes de ce lieu. Voiture qui vous fait face. T’lui ouvres la portière. Et l’aide à grimper. Tu rejoins ton volant. Le contact. Et tu commences à prendre la route. Ton regard rivé sur la route. Ta voix qui résonne d’un coup dans l’habitacle. Presque un murmure. « t’te souviendra peut être pas de ce que j’vais te dire là, tu m’écouteras peut-être même pas… j’veux juste t’aider…j’te juge pas… j’peux comprendre…le gars que j’ai rencontré il y a quelques jours, qui a accepté mon aide, lui je l’aime bien, il est cool, toi là t’es pas lui…alors peut être que le toi actuel ce sent bien, est heureux dans cet état, mais j’préfère le toi qui va mal et qui galère ! ». Un p’tit rire qui sort de ta bouche. Puis un soupir. Bref regard en sa direction. Avant de revenir sur la route. « t’as dit tout à l’heure que toute façon on se reverra pas, j’ai envie de te revoir, pas le toi complètement drogué, non le cass que j’aime bien ! ». Nouveau regard sur lui. Bref. Rapide. Silence qui revint dans l’habitacle. Fenêtre ouverte. Tes cheveux roses qui virevoltes dans l’air. T'sais même pas s'il t'a écouté. T'es paroles lui sont peut être passé au dessus. Au travers comme depuis le début. Tant pis c'est dis. Il en fait ce qu'il veut. Il peut rire. Se moquer. S'énerver. Te rejeter encore. Qu'importe.
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MessageSujet: Re: chute libre - ft tala   Sam 3 Sep - 2:57


⊱ Chute libre



Capituler. La suivre. Moment de lucidité soudain, éphémère, t'avais finalement tourné les talons pour suivre la fille aux cheveux rose. Eviter une altercation, éviter les coups et les mots, tout n'était que partie remise, tu le savais, tu le sentais. Collé à un mur crasseux non loin de la voiture, t'avais étouffé tes poumons de cette fumée noire, cette fumée nocive. Deux substances qui se battaient dans ton corps, terrain ouvert à un guerre chimique, la faucheuse choisirait le vainqueur. Nicotine qui se mêlait au poison et t'offrait une sensation de bien-être, le goût, la saveur de ton rouleau se consumant entre tes doigts, douce nuit, douce vie. Tu vacillais, divaguais, il était encore là, il était encore dans un coin de ta tête, dans tes veines, dans ton sang. Il s'était installé, il avait creusé son nid dans ton esprit, dans ton enveloppe charnelle et se développait avec le temps qui filait. Bonheur artificiel, bonheur mortel, cancer de la société qui courait librement, filait dans les rues et dans les corps, sans que personne ne puisse l'arrêter. Elle te l'avait arraché des mains, l'achevant d'un coup de semelle, pas de remords, elle jubilait presque. Ton regard azur filant sur la fille aux cheveux rose, silence. T'étais pas vraiment là, un peu absent, un peu présent, ton esprit vagabondait où bon lui semblait, revenait, s'aventurait ailleurs, pas de réaction. Prince d'une nuit, tu glissais ton corps dans la carcasse de taule peinte. Tu ne l'avais pas remarqué. Tu n'avais pas remarqué ses gestes, sa sympathie, t'avais posé ton cul sur le siège, tout simplement. Paupières closes. Tu glissais lentement, les bras de Morphée réclamant ta petite personne, l'air qui caressait ton visage, l'odeur agréable d'une nuit d'été qui chatouillait tes narines, le calme, le ronronnement constant de la voiture, douce berceuse. Echo d'une voix féminine qui te retenait et te tirait, t'avais posé tes yeux sur le paysage nocturne qui défilait. Léger sourire qui se dessinait. Elle te préférait sain, elle te préférait tiraillé par la vie et le destin. Ironie. Quand beaucoup préféraient voir le monde souriant, le monde jovial, Tala, elle, semblait t'apprécier dans tes mauvais jours, dans tes galères quotidiennes. Violence. Elle t'aimait bien souffrant, elle t'aimait bien ravagé. Elle jetait des coups d'oeil. Elle attendait peut-être une réponse, un rictus, quelques mots rassurant, t'en fais pas on se reverra, nos éclats de rire se perdront, se mélangeront, ricocheront dans les ruelles de la ville. Tala, elle, vivrait et toi, Cassidy, tenterait de survivre. « c'est bien de vouloir m'voir galérer, j'sais pas comment t'es avec tes amis mais ça doit être la joie dis-moi. » Violence. T'avais pouffé de rire, tu divaguais à nouveau, on te perdait, tu te perdais. « j'ai b'soin d'une pause un peu alors si t'es pas contente de m'voir bien, t'as qu'à me jeter sur le bord d'la route je retrouverai mon chemin. » Paupières qui se fermaient à nouveau. Repos qui s'annonçait. Tu ne voulais pas gâcher les dernières heures de bien-être qu'il te restait, tu ne voulais pas laisser le monde te secouer, tu ne voulais pas laisser la réalité entrer, pas maintenant, pas de suite, rien qu'une pause, une petite pause. « on s'connait pas, demain j'serai plus là quand t'ouvrira les yeux, on se croisera peut-être, peut-être pas, j'sais pas, j'compte pas là-dessus, j'suis comme ça. » Soupire. Ta voix qui faiblissait. « et puis si c'était l'vrai cass que t'avais devant toi hein ? » T'avais pouffé de rire. Tes mains se posèrent sur ton estomac qui, à nouveau, faisait parler de lui. Déglutition difficile. « j'taime bien aussi hein, mais j'mattacherais pas à ta place on sait jamais. » Tu disparaissais. Tu pouvais crever dans une ruelle. Partir au bout du monde sans dire un mot. Tout était possible. Plus de mouvement. Respiration lente, à peine perceptible. Estomac fragile, instable, tu restais sur tes gardes, pas de geste brusque. Dompter son âme, dompter son corps, tenter de le maîtriser, adopter la technique, apprendre de ses erreurs pour une prochaine fois bien moins pénible.

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MessageSujet: Re: chute libre - ft tala   Sam 3 Sep - 10:20

chute libre
cassidy & tala

Céder. Il avait céder. Il t’avait suivi. Il te suivait. Persistance. T’avais gagné. Gagné cette fois ci. A ce moment précis. Gagné une bataille mais peut-être pas la guerre. Pas encore. Peut-être jamais. T’en savais rien. La guerre de la vie. Guerre qu’on gagnera pas toute façon au final. Au bout du bout. Tu conduisis dans cette nuit noire. Ce ciel voilé. Cette lune lumineuse. T’poses des mots sur tes pensées. Sur ce que tu penses. Ce que tu ressens. T’sais pas s’il t’écoutera. S’il prendra le temps d’entendre ce que t’dis. S’il écoutera et que cela lui passera complètement au-dessus. Il pouvait aussi en rire, en pleurer, s’énerver. Bref en faire ce qu’il voulait. T’étais honnête. T’passais pas par milles chemins pour exposer les choses. T’allais plus ou moins au but. Rien ne servait de cacher tes pensées. Tout ce lisait en toi. Vrai livre ouvert. T’ne pouvais cacher ni joie, ni tristesse, ni colère. Tout passait sur ton visage de poupée. Tout s’y reflété.  « c'est bien de vouloir m'voir galérer, j'sais pas comment t'es avec tes amis mais ça doit être la joie dis-moi. » . Il pouffe de rire. Grand bien lui fasse. T’en avais que faire. Il comprenait pas. T’aimais entendre le rire de tes rares amis ricocher. Se perdre à tes oreilles. Voir leur sourire et leur bonheur. Un vrai bonheur. Pas ce bonheur-là. Ce bonheur artificiel. Faux. Mensonge. Illusion. Toi. T’aimais les rires et les sourires vrai et honnête. Pas ceux infligé par un poison qui te fait croire que tout va bien. Alors oui t’préférais le voir galérer. Que l’voir faussement heureux. C’était honnête. La vie ne faisait aucun cadeau. T’avais le choix. Ensuite. De faire face ou te perdre. Au milieu de tes soucis. Tes problèmes. Tes galères. Tes conneries. T’avais décidé de doucement faire face. Assumer. Assumer jusqu’au bout. Durant toute ta vie. T’sais pas ce qui arriva demain. Dans une semaine. Dans un mois. Un an. Dix ans. Mais t’auras fait face dignement comme t’as pu. Et ne pas te perdre dans les abysses de ton âme.

Le jeter sur le bord de la route. Tu t’étais pas autant battu pour ramener ses fesses dans cette voiture, pour le jeter ensuite sur le bord de la route. « non, j’ai pas galérée ainsi pour que t’me suive pour te jeter sur le bord de la route quelques mètres plus loin ! ». Tes yeux sur la route. Silence qui s’installe un moment. Un instant. Peut-être que demain il ne sera plus là. Peut-être que vous vous recroiserez de temps en temps. Il n’en savait rien. T’en savais rien. Qui sait ce que l’avenir vous réserve. Toi. Lui. T’es juste persuadé au fond de toi. Dans un coin de ta tête. Qu’il a sa place dans sa vie. Comme toi tu dois avoir ta place dans la sienne. Un sourire en coin apparaît au coin de tes lèvres. Délicatement. Non il te connaît pas. T’es du genre têtu. Vraiment têtu. T’hausses les épaules. Une nouvelle fois, t’en savais rien. Il pouffe de nouveau de rire. Toi. T’as juste ce sourire au coin de tes lèvres. T’y crois pas. T’veux pas y croire. « alors laisse-moi le temps de découvrir qui est cassidy, au lieu de disparaître, découvrir qui il est vraiment… ! ». T’pouvais comprendre son monde qui se veut libre. Sans attaches. Mais parfois se poser un instant, trouver un semblant de stabilité. Cela ne faisait pas de mal. Avoir un temps. Un poids moins lourd sur les épaules. Vivre libre tout en ayant un toit. Des amis. Des personnes qui comptent. Et s’inquiètent. T’offres quelques sourires. Quelques rires. Quelques conseils. Qui t’offres un p’tit quelque chose. Un rien. Dans ce monde déjà tellement égoïste. « j'taime bien aussi hein, mais j'mattacherais pas à ta place on sait jamais. »  . Un nouveau sourire qui se pose sur tes lèvres. T’hausse de nouveau les épaules. Peut-être est-il trop tard, pour ne pas s’attacher. Peut-être as-tu déjà fait le pas de trop. T’sais pas. Peut-être que oui. Peut-être que non. « trop tard ». Deux petits mots simples qui sortent de ta bouche. Passés les feux rouges. Les intersections. Et puis de nouveau la grande bâtisse qui s’impose devant vous. Ton regard océan qui se pose sur lui. Un sourire doucement posée sur tes lèvres. T’savais pas qui serait présent à l’intérieur. Certainement que tout le monde dormira déjà. Puis finalement. Tu quittes ton siège. Et t’vas ouvrir sa porte à lui. « t’veux bien me suivre encore une fois, une dernière fois…pour ce soir….ou tu comptes rester dans cette voiture ? ». Il n’avait plus que quelques pas à faire. Le plus gros avait été fait.
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MessageSujet: Re: chute libre - ft tala   Lun 5 Sep - 0:10


⊱ Chute libre



Monde en couleurs, univers parallèle, tu planais bien plus haut que le ciel, tu frôlais les étoiles du bout des doigts. Le paysage qui défilait sous tes yeux, ta voix faiblarde qui se perdait dans l'habitacle, t'avais finalement capitulé face à la fille aux cheveux roses. Lové dans le siège, le regard perdu, tu parlais sans vraiment t'en rendre compte, tu t'éparpillais dans tes dires, dans tes phrases, quelques mots lancés contre le vent saupoudrés d'un peu de sympathie, toi-même tu ne savais pas si ces paroles resteraient jusqu'au lever du soleil. Tala n'était peut-être, au fond, qu'un songe de plus dans ce voyage un peu étrange, un peu bizarre, un souvenir. Ton esprit, vagabond, fugitif, s'amusait peut-être à raviver des traits, des visages, des échos familiers, un peu joueur, un peu nostalgique, peut-être voulait-il se divertir, s'amuser, peut-être voulait-il te perdre. Tant d'incertitudes, tant d'informations que t'avais rapidement balayé. Paupières closes, respiration lente, tu n'entendais plus les sonorités du quotidien, le ronron incessant du moteur sous cette carcasse de taule. La fille aux cheveux rose s'adressait peut-être à toi, tu ne pensais pas, tu n'avais pas ces échos qui se cognaient à ta petite personne et venaient te tirer des bras de Morphée, au fond, tu t'en fichais pas mal. Ils étaient là, ils se frottaient à ton esprit, à tes oreilles, marmonnement qui se faisait bien plus précis, bien plus clair au fur et à mesure. Elle se tenait à tes côtés. Moteur arrêté. Plus de ronronnement. Tu t'étais tiré de l'habitacle avec beaucoup de mal, seul. « J'vais te suivre. » Sourire esquissé. « j'aimerais éviter que tu t'acharnes sur moi comme sur... » Bloquage. Copine. Amie d'un soir. Amante d'une nuit. Poison. « copine...amie...'fin celle que t'as voulu démonter. » Quelques pas en direction du manoir. Hésitant. Flottant. T'avais poser ton regard sur la grande bâtisse, comme au début, comme la première fois. « c'est encore plus cool ! » C'est mieux dans ton état, le monde est plus beau, l'univers semble plus vaste, semble t'accepter, semble t'aimer, tout est mieux, tout est bien mieux. Quelques heures, quelques minutes peut-être, il ne te restait plus beaucoup de temps, il filait, il ne t'attendait pas, tu devais en profiter. L'encadrement de la porte qui se dessinait, l'intérieur du monstre de pierres, ton foyer pour une nouvelle nuit, ton foyer de secours. Ton cul sur le canapé, ton visage dans les main, t'avais finalement basculé ta tête en arrière, les yeux clos, long soupire qui s'échappait d'entre tes lèvres. « cette nuit c'est juste... » Rire. Rire léger. « wouah... être le roi du monde, se sentir tellement, tellement, tellement bien, tellement libéré de tout, c'est... c'est wouah. » Etaler ton bonheur, ta bonne humeur, tes impression, t'en ferais presque des jaloux. « j'aimerais que ça continue encore et encore et encore. » T'avais ouvert les yeux. Regard azur sur la fille au cheveux rose, mélange de couleur, mélange d'humeur. « la prochaine fois j'éviterai d'atterrir sur ton chemin comme ça on f'ra nos affaires chacun de notre côté. » Crocs qui scintillent, pupilles pétillantes, confiance en toi surdimensionnée. La prochaine fois. Prochaine aiguille. Prochaine soirée.

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MessageSujet: Re: chute libre - ft tala   Lun 5 Sep - 7:08

chute libre
cassidy & tala

La grande bâtisse qui se redresse devant vous. Quelques jours d’intervalle. Même voiture. Même bâtiment. Mais une ambiance ambiante complètement différente. Nouvelle. T’avais réussi à le mener jusqu’ici. Ce n’était pas pour le lâcher maintenant. L’abandonner en cet instant. Il allait rentrer avec toi. Et tu resteras auprès de lui le temps qu’il faudra. Il était peut être têtu. Tu l’avais bien remarqué tout à l’heure. Mais tu l’étais bien plus. Preuve. Il était devant chez toi. Comme tu le voulais. Sa portière que t’ouvres. Proposition de te suivre ou de rester dans la voiture. Il se débrouille seul pour sortir. Difficulté. Mais il se démerde tout seul comme un grand garçon. Il te dit qu’il va te suivre. Bonne nouvelle. Il va pas prendre la poudre d’escampette. Sourire amusée qui se dessine sur tes lèvres. Il bloque sur la fin de sa phrase. Tu laisses échapper un p’tit rire. T’lui a fait peur ou quoi. « je t’ai fait peur ? tu peux aussi la qualifier de meurtrière, de faucheuse…je la qualifierais pas de copine non, ni d’amie ! elle tue ses « amis » à petit feu alors non mon grand c’est pas vraiment une amie ni une copine… ». T’as envie de lui dire. Que toi. Toi, tu peux être son amie. T’es son amie. On ne fait pas cela pour des amis. Une nouvelle fois. Ce n’est qu’une simple illusion. Illusion d’un semblant d’amitié. D’un semblant d’amour. Rien n’est vraiment vrai. Tout n’est qu’illusion. Faux semblant. T’as toujours ce sourire amusé. T’avoue que tu t’es vraiment emportée tout à l’heure. Et si elle avait répliqué. T’aurais agis. Tu lui aurais littéralement sautée dessus sans une once d’hésitation. Bref. Le voilà de nouveau émerveillé devant la bâtisse. Plus cool. Ouais. Si tu le dis. Encore. Nouvelle illusion. Illusion d’une bâtisse plus grande. Plus belle. Plus impressionnante. Alors qu’elle n’est que le pâle reflet de ce qu’elle était il y a quelques jours.

Vos âmes qui entre dans le manoir. Porte qui se referme dessus. T’sais pas qui est là. Qui dors. Il pose ses fesses sur le canap. C’est pas plus confortable qu’un pauvre sol en béton. La douceur et la chaleur d’un vrai foyer. Plutôt que l’angoisse de la rue. T’peux pas t’empêcher de rire face à ce qu’il vient de dire. T’avais bien compris là. Il était heureux. Vraiment heureux. Tu le regardes échoué sur le canapé. Bon Dieu. Il se croyait être le roi du monde. Illusion. Encore et toujours. Il n’allait bientôt ne plus être qu’une fourmi parmi tant d’autres fourmis. Son regard sur azur sur toi. Le tient sur lui. T’sais bien que tu pourras pas être là à chaque fois. A chaque fois qu’il fera une connerie pareille. Ou pire encore t’en sais rien. Soupir qui s’échappe d’entre tes lèvres. Tu vas dans la cuisine Récupère deux bouteilles d’eau. Que tu ramènes silencieuse. T’en dépose une sur la table basse. Loisir de la prendre ou pas. Et une que tu commences à boire. Puis silencieuse dans un premier temps. Ton regard océan se dépose sur lui. Mélange de douceur. D’angoisse. Et un brin de colère. « on en reparlera quand t’seras plus le roi du monde ! ». Nouveau silence. Tes yeux qui cherche et ne veulent pas quitter les siens. « j’vais pas te faire la moral, j’serais assez mal placé pour te la faire, sur ce qui est bien ou mal de faire…j’te dirais juste que c’est pas la solution…et que ce bonheur n’est qu’une pure illusion qui va disparaître, alors que tu peux avoir des gens près de toi pour t’aider et pour quelques minutes ou quelques heures si t’ouvre un peu ton cœur, éprouver un peu de bonheur, le vrai… ». Un p’tit sourire qui se dessine sur tes lèvres. Doucement. Ton regard qui se perd. Tes doigts qui jouent avec le bouchon de la bouteille. « tout à l’heure tu m’as fait une réflexion, j’ai pas répondu, mes amis, mes rares amies, oui je préfère les voir en galère et essayée de les aider du mieux que j’peux, plutôt que les voir se tuer pour un bonheur illusoire… ». T’sais même pas s’il t’écoute vraiment. S’il prend conscience de ce que t’lui dis. Un nouveau soupir. « si c’est ce que t’veux qu’on fasse nos affaires chacun de notre côté alors soit….si c’est ce que t’veux, au p’tit matin tu disparaîtras et j’te laisserais crever dans une ruelle avec ta « copine »…t’passeras juste à côté de quelque chose de vrai pour quelque chose d’illusoire ! ». Tu quittes la table basse. Pour t’assoir sur l’autre fauteuil à côté plus confortable pour tes p’tites fesses. Ton regard océan sur lui. Et une main instinctive qui se pose sur ton ventre.
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Un canon sur la tempe. J'ai le coeur et l'âme en paix. Ton doigt sur la détente. Fais de moi ce qu'il te plait. C'est violent mais c'est tendre. Presque animal. Quand la trajectoire de la balle épouse les formes de tes hanches  
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